Réponse rapide : Le Cameroun compte au moins 6 datacenters opérationnels en 2026, concentrés à Douala et Yaoundé. Le plus grand est celui d’Orange Cameroun à Maképé (1 040 m² de salle blanche, inauguré en 2017). L’atout méconnu du pays : une électricité à 0,07 $/kWh, produite à 63 % par l’hydroélectricité.
L’Afrique centrale reste l’un des angles morts de la documentation sur l’infrastructure numérique africaine. On publie des rapports détaillés sur les datacenters en Afrique du Sud, au Nigeria ou au Kenya. Le Cameroun, lui, apparaît rarement dans ces panoramas alors que le pays abrite plusieurs installations certifiées, des connexions à trois câbles sous-marins majeurs, et un mix énergétique que bien des marchés matures lui envieraient.
Cet article dresse la première carte complète et actualisée en français des datacenters camerounais. Vous y trouverez les opérateurs actifs à Douala et Yaoundé, les câbles sous-marins qui ancrent le Cameroun dans le réseau mondial, l’analyse de l’avantage énergétique du pays, et les options concrètes d’hébergement web pour les entreprises et entrepreneurs qui ciblent une audience camerounaise.
Que vous soyez DSI, dirigeant de PME, développeur ou investisseur, ce guide vous donne les éléments pour comprendre où va le numérique camerounais et comment en tirer parti dès aujourd’hui.
Récap 👇
ToggleLe Cameroun, hub numérique de l’Afrique centrale
Douala et Yaoundé concentrent l’essentiel de l’infrastructure numérique du pays
La géographie explique beaucoup. Douala est le premier port d’Afrique centrale et la capitale économique du Cameroun : c’est là qu’arrivent les câbles sous-marins, c’est là que se concentrent les entreprises multinationales et les opérateurs télécoms. Yaoundé, capitale politique, abrite les administrations publiques, les ambassades et les institutions régionales. Ces deux villes totalisent à elles seules l’essentiel des datacenters du pays.
Le Cameroun comme passerelle pour le Tchad et la République centrafricaine
Le Cameroun joue un rôle de transit critique pour deux pays enclavés : le Tchad et la République centrafricaine (RCA). Ces pays n’ont pas d’accès direct aux câbles sous-marins. Leurs données empruntent la fibre terrestre camerounaise le backbone de CAMTEL pour rejoindre les points d’atterrissage de Douala, puis les câbles intercontinentaux. Cette position de carrefour confère au Cameroun une importance stratégique qui dépasse largement ses frontières.
L’avantage caché du Cameroun : une électricité à 0,07 $/kWh, 63 % renouvelable
Pour un datacenter, l’électricité n’est pas une ligne de budget parmi d’autres : c’est le poste de coût n°1, loin devant le foncier ou la main-d’œuvre. Selon le rapport de l’African Data Centre Association (ADCA), la contrainte énergétique est le principal frein au développement des datacenters sur le continent.
Le Cameroun se distingue ici de manière frappante. Son tarif industriel tourne autour de 0,07 $/kWh, alimenté à 63 % par des barrages hydroélectriques. C’est un avantage structurel, durable, et pourtant presque jamais mentionné dans les discussions sur l’infrastructure numérique africaine.
La carte des datacenters au Cameroun en 2026
Orange Cameroun (Douala, Maképé)
À son inauguration en 2017, l’installation d’Orange Cameroun à Maképé était présentée comme le plus grand datacenter d’Afrique centrale. Le complexe couvre 12 880 m² au total, dont 1 040 m² dédiés à la salle blanche. L’investissement s’est élevé à 16 milliards de FCFA. Le site affiche un uptime de 99,98 % et opère en mode carrier-neutral, ce qui signifie que plusieurs opérateurs peuvent y connecter leurs équipements. Il sert de hub de commandement pour les activités d’Orange sur l’ensemble du continent africain.
ST Digital / CloudStore.africa (Douala, Immeuble Entrelec)
Ouvert en 2021, le datacenter de ST Digital est certifié Tier III, un niveau de redondance qui garantit moins de 1,6 heure d’interruption non planifiée par an. ST Digital opère sous la marque CloudStore.africa et est présent dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et centrale : Côte d’Ivoire, Togo, Bénin, Congo et Gabon. Ses services couvrent la colocation, le cloud et l’hébergement web, une offre plus accessible que les seuls services entreprises proposés par les autres acteurs.
MTN Cameroun (Douala / Yaoundé)
MTN est l’opérateur télécom numéro un au Cameroun. Son infrastructure datacenter, répartie entre Douala et Yaoundé, est principalement dédiée à ses propres services réseau et à ses clients entreprises. Le site n’est pas ouvert à la colocation publique dans les mêmes conditions qu’Orange ou ST Digital.
Ringo (Yaoundé)
L’opérateur télécom Ringo maintient un datacenter dans la capitale politique, assurant une présence numérique au cœur des institutions gouvernementales et des grandes administrations.
ADAC Africa Data Center (Yaoundé)
ADAC est une entreprise camerounaise spécialisée dans les solutions datacenter et cloud pour les entreprises et les administrations. Son offre inclut la virtualisation, le stockage, la sauvegarde, les solutions de collaboration et l’IPBX cloud. Sa présence à Yaoundé en fait un acteur de référence pour le secteur public camerounais.
Campost (Yaoundé)
Le datacenter de Campost, le service postal camerounais, a été financé par la China Exim Bank à hauteur de 52 millions de dollars. Sa vocation est institutionnelle et gouvernementale, avec pour mission de centraliser les données des services publics camerounais.
➡️Hébergement web Cameroun : Guide pour un site performant
Tableau récapitulatif des datacenters au Cameroun
| Opérateur | Ville | Superficie DC | Tier | Investissement | Services principaux | Année |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Orange Cameroun | Douala (Maképé) | 1 040 m² | Carrier-neutral | 16 Mds FCFA | Colocation, transit | 2017 |
| ST Digital / CloudStore | Douala (Entrelec) | N/D | Tier III | N/D | Colo, cloud, hébergement | 2021 |
| MTN Cameroun | Douala / Yaoundé | N/D | N/D | N/D | Services MTN, entreprises | N/D |
| Ringo | Yaoundé | N/D | N/D | N/D | Services télécom | N/D |
| ADAC | Yaoundé | N/D | N/D | N/D | Cloud, virtualisation, admin | N/D |
| Campost | Yaoundé | N/D | N/D | 52 M$ | Services gouvernementaux | N/D |
Les câbles sous-marins qui connectent le Cameroun
SAT3/WASC : le câble historique
SAT3/WASC est le premier câble sous-marin à avoir doté Douala d’une station d’atterrissage. Bien que vieillissant en comparaison des infrastructures récentes, il reste opérationnel et constitue une couche de redondance utile.
WACS (West Africa Cable System)
Le câble WACS relie Douala à l’Europe (Portugal, Royaume-Uni) et à l’Afrique du Sud, traversant les côtes de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. C’est aujourd’hui l’artère principale des échanges de données entre le Cameroun et l’Europe.
2Africa (Meta)
Le câble 2Africa, porté par Meta avec un consortium de partenaires, est l’un des projets d’infrastructure sous-marine les plus ambitieux de la décennie : 45 000 km encerclant le continent africain. Le Cameroun figure parmi les pays desservis. La mise en service complète de ce câble représente un saut qualitatif majeur pour la connectivité de la région.
La fibre terrestre camerounaise : le backbone CAMTEL
Le backbone national de CAMTEL connecte Douala, Yaoundé et les principales villes secondaires du Cameroun. C’est cette infrastructure terrestre qui permet au Tchad et à la RCA d’acheminer leurs données jusqu’aux points d’atterrissage côtiers faisant du Cameroun le carrefour incontournable du numérique en Afrique centrale.
L’avantage énergie du Cameroun que personne ne mentionne
0,07 $/kWh : un coût électrique très compétitif
Selon le rapport de l’ADCA sur les contraintes de développement des datacenters africains, l’énergie est la contrainte n°1. Un datacenter de taille moyenne consomme autant d’électricité qu’une petite ville. À ce niveau de consommation, chaque centime de différence au kWh se traduit par des millions de dollars sur dix ans.
Le Cameroun affiche un tarif industriel autour de 0,07 $/kWh. C’est significativement moins que la plupart de ses voisins.
63 % d’énergie renouvelable grâce aux barrages hydroélectriques
Ce tarif compétitif repose sur une base énergétique renouvelable. Les barrages hydroélectriques Lom Pangar, Memve’ele, et le récent Nachtigal (420 MW, le plus puissant du pays) fournissent 63 % de l’électricité nationale. Pour les opérateurs de datacenters qui cherchent à réduire leur empreinte carbone et à répondre aux critères ESG des investisseurs, c’est un argument de poids.
Comparaison tarifaire : le Cameroun vs les autres marchés
| Marché | Coût électrique estimé ($/kWh) |
|---|---|
| Cameroun | ~0,07 |
| Afrique du Sud | 0,10 – 0,15 |
| France / Europe | 0,15 – 0,20 |
Un datacenter exploité à Douala bénéficie donc d’un avantage structurel de 30 à 65 % sur ses coûts énergétiques par rapport à ses concurrents européens. Cet écart n’est pas anecdotique, il conditionne directement la rentabilité de l’infrastructure.
Datacenter à Douala vs datacenter en France : ce que ça change pour votre site
La majorité des sites camerounais sont hébergés en France
OVHcloud, LWS, Hostinger : la quasi-totalité des PME et entrepreneurs camerounais hébergent leurs sites sur des serveurs basés en France ou en Europe. C’est historique, c’est compréhensible, l’offre grand public locale était inexistante pendant longtemps. Mais cette situation a un coût mesurable.
Latence depuis Douala : local vs France
Un serveur hébergé à Douala répond en environ 20 ms pour un utilisateur camerounais. Un serveur situé en France affiche une latence de 150 à 250 ms sur le même trajet. Ce n’est pas qu’une question de confort utilisateur : c’est directement lié au classement Google.
L’impact sur les Core Web Vitals, le SEO local et l’expérience mobile
Google intègre les Core Web Vitals dans ses critères de classement depuis 2021. Le Time to First Byte (TTFB) directement influencé par la latence serveur est l’un des indicateurs mesurés. Un site hébergé en France avec 200 ms de latence part avec un désavantage structurel sur les recherches locales camerounaises. Sur mobile avec une connexion 3G ou 4G variable, cet écart se creuse encore davantage.
Le paradoxe camerounais
Des datacenters Tier III existent à Douala. Pourtant, l’hébergement web mutualisé accessible aux PME y est quasi absent. La raison est simple : les datacenters camerounais ont été conçus pour la colocation d’entreprises, pas pour l’hébergement partagé de sites WordPress ou PrestaShop. CloudStore.africa (ST Digital) est aujourd’hui la seule option grand public disposant d’une infrastructure locale.
Hébergement web au Cameroun : les options concrètes
Colocation chez Orange, ST Digital ou ADAC
Pour les entreprises qui disposent de leurs propres serveurs physiques, la colocation est l’option la plus performante. Orange Cameroun et ST Digital offrent des environnements certifiés, carrier-neutral ou Tier III, avec des niveaux de disponibilité contractuels élevés.
CloudStore.africa (ST Digital) : l’offre grand public locale
CloudStore.africa est aujourd’hui la solution la plus accessible pour une entreprise camerounaise qui cherche un hébergement web avec des données stockées localement ou dans un datacenter africain. ST Digital exploite des nœuds à Douala et à Abidjan, ce qui place les données de vos utilisateurs sur le continent.
Les hébergeurs internationaux depuis la France
OVHcloud, Hostinger et LWS restent des options valides pour leur rapport qualité-prix et leur support. Mais leurs serveurs sont en Europe. Pour un site ciblant principalement une audience camerounaise, la latence reste un frein surtout si vos concurrents migrent vers des infrastructures africaines.
L’option régionale : Systalink, datacenter à Dakar
Systalink opère depuis un datacenter situé à Dakar, au Sénégal. La latence entre Dakar et Douala via le réseau câblé ouest-africain est de l’ordre de 60 à 100 ms. C’est deux à trois fois moins que depuis Paris. Ce n’est pas une solution locale, mais c’est une solution africaine, avec tout ce que cela implique en termes de souveraineté des données et d’expérience utilisateur régionale.
Paiement Mobile Money : qui accepte MTN MoMo et Orange Money
Le paiement par carte bancaire reste peu accessible pour une large partie des entrepreneurs camerounais. La capacité à régler son hébergement via MTN MoMo ou Orange Money CM est un critère concret, pas anecdotique. Systalink accepte des paiements via Paxity, qui supporte ces modes de paiement régionaux.
Héberger au plus proche du Cameroun avec Systalink
Pour les PME, freelances et startups camerounaises qui ne disposent pas de serveurs propres et ne peuvent pas accéder à la colocation en datacenter, Systalink représente un compromis sérieux entre performance africaine et accessibilité tarifaire.
Datacenter à Dakar : latence 60 à 100 ms vs 150 à 250 ms depuis la France
L’infrastructure Systalink est hébergée à Dakar. La latence vers Douala tourne entre 60 et 100 ms, une amélioration mesurable par rapport aux 150 à 250 ms depuis l’Europe. Ce gain se traduit directement sur le TTFB, les Core Web Vitals et le classement SEO local.
À partir de 825 FCFA/mois, paiement Wave, Orange Money, Visa via Paxity
Les offres Systalink démarrent à 825 FCFA par mois. Le paiement est disponible via Wave, Orange Money CM, et Visa via Paxity, des options adaptées à la réalité du marché camerounais.
Domaine .cm + hébergement, installation WordPress ou PrestaShop en 1 clic
Systalink permet d’enregistrer un domaine .cm via un registrar local et d’y associer un hébergement sur son infrastructure africaine. L’installation de WordPress, PrestaShop et d’autres CMS se fait en un clic. Les sauvegardes sont quotidiennes. Le support technique est disponible 24h/24, 7j/7, en français.
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L’avenir des datacenters au Cameroun
Le câble 2Africa pleinement opérationnel : un saut de connectivité
La montée en puissance du câble 2Africa va modifier l’équation pour le Cameroun. Plus de bande passante, une meilleure redondance, et mécaniquement une pression à la baisse sur les coûts de transit. Les datacenters camerounais en bénéficieront directement.
L’hydroélectricité attire les investisseurs
Le barrage de Nachtigal, avec ses 420 MW, est le plus grand du Cameroun. Il renforce une capacité hydroélectrique déjà enviable. Pour les investisseurs qui évaluent les marchés africains à l’aune de leurs critères ESG, un datacenter alimenté à 63 % par de l’énergie renouvelable à 0,07 $/kWh est un argument difficile à ignorer.
ST Digital en expansion panafricaine depuis Douala
ST Digital déploie son modèle CloudStore.africa dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne. Que cette expansion parte de Douala et non de Lagos, Nairobi ou Johannesburg est en soi un signal fort sur le potentiel de la place camerounaise.
Le Cameroun peut-il devenir le hub DC de l’Afrique centrale ?
La convergence est réelle : énergie renouvelable abondante et bon marché, trois câbles sous-marins actifs, position géographique de transit pour deux pays enclavés, et des installations certifiées déjà opérationnelles. La question n’est plus de savoir si le Cameroun a les atouts, il les a. La question est de savoir si la réglementation, les investissements et la demande locale se coordonneront pour les valoriser.
La demande du Tchad et de la RCA va tirer le marché vers le haut
Le Tchad et la République centrafricaine dépendent aujourd’hui du Cameroun pour accéder à l’internet mondial. Leur croissance numérique même modeste se traduira mécaniquement par davantage de trafic transitant par Douala. Pour les opérateurs de datacenters camerounais, c’est une demande captive, structurelle, et en hausse.
FAQ : data center au Cameroun
Combien de datacenters y a-t-il au Cameroun ?
Le Cameroun compte au moins 6 datacenters opérationnels en 2026 : Orange Cameroun (Douala), ST Digital / CloudStore.africa (Douala), MTN Cameroun (Douala et Yaoundé), Ringo (Yaoundé), ADAC (Yaoundé) et Campost (Yaoundé). D’autres installations de plus petite taille ou à usage interne existent, mais ne sont pas documentées publiquement.
Quel est le plus grand datacenter du Cameroun ?
Le datacenter d’Orange Cameroun, situé à Maképé (Douala), est le plus grand datacenter du Cameroun et était présenté à son inauguration en 2017 comme le plus grand d’Afrique centrale. Il couvre 1 040 m² de salle blanche dans un complexe de 12 880 m², avec un investissement de 16 milliards de FCFA.
Peut-on héberger son site web dans un datacenter à Douala ?
Directement, pour les PME et entrepreneurs : difficilement. Les datacenters camerounais sont principalement orientés colocation pour les grandes entreprises. CloudStore.africa (ST Digital) est actuellement la seule offre d’hébergement web grand public disposant d’une infrastructure ancrée à Douala. Pour les entreprises dotées de leurs propres serveurs, la colocation chez Orange ou ST Digital est accessible.
Le Cameroun a-t-il de l’énergie renouvelable pour ses datacenters ?
Oui. Le mix électrique camerounais est composé à 63 % d’énergie hydroélectrique, produite par des barrages comme Lom Pangar, Memve’ele et Nachtigal. Le tarif industriel est d’environ 0,07 $/kWh, ce qui place le Cameroun parmi les marchés les moins chers d’Afrique pour l’exploitation d’un datacenter.
Un hébergement en Afrique de l’Ouest est-il performant pour un site camerounais ?
Oui, davantage qu’un hébergement en Europe. La latence entre Dakar et Douala via les câbles côtiers ouest-africains est de 60 à 100 ms, contre 150 à 250 ms depuis la France. Ce n’est pas équivalent à un serveur local, mais c’est une amélioration mesurable sur les Core Web Vitals et l’expérience mobile. Pour les entreprises camerounaises sans accès à la colocation locale, c’est un compromis pertinent.
Quel hébergeur web choisir pour un site ciblant le Cameroun ?
Si vous êtes une PME ou un entrepreneur : CloudStore.africa pour un hébergement local à Douala, ou Systalink pour un hébergement africain depuis Dakar avec paiement en Mobile Money. Si vous êtes une grande entreprise avec vos propres serveurs : colocation chez Orange Cameroun ou ST Digital à Douala. Si la latence n’est pas prioritaire : OVHcloud, Hostinger ou LWS restent des options valables pour leur support et leur offre mutualisée. Pour approfondir, consultez également nos guides sur le data center en Côte d’Ivoire, le data center au Sénégal, le data center au Bénin et notre panorama des pays avec datacenter en Afrique.